Que le suspense s'achève, la série mystère se nomme
Pushing Daisies.
A 9 ans, Ned découvre qu'il a le pouvoir de ramener les morts à la vie en les touchant. Mais un second contact les tue définitivement. Si Ned ressuscite un être pendant plus d'une minute, alors quelqu'un ou quelque chose d'autre dans l'environnement immédiat meure.
Ned, pâtissier de son état, est aussi l'associé d'Emerson Cod, un détective privé qui utilise son talent particulier pour faire parler les morts en relation avec ses enquêtes. Et puis vient le jour où Ned et Emerson enquêtent sur la mort de Charlotte "Chuck" Charles, l'amour d'enfance de Ned dont il a été séparé pendant plus de 20 ans. Et voilà que l'amour reprend ses droits et que Ned décide de laisser Chuck vivre en dépassant la minute fatidique.
Mais hélas, Ned ne peut plus jamais toucher Chuck sous peine de voir son amour mourir. Dès lors, comment ces deux amoureux transis vont-ils faire pour faire fonctionner leur nouvelle vie de couple ?
J'en ai déja trop dit donc je passe sous silence les personnages secondaires tels que la formidable Olive. C'est une série très poétique, d'inspiration visuelle clairement burtonienne et ça fait plaisir de voir une inventivité pareille dans le monde de la série télé, d'ordinaire si "réaliste". C'est très coloré, ça s'autorise des ficelles de mise en scène assez inventives et l'ensemble fonctionne bien.
La saison 1 ne compte que 9 épisodes pour cause de grève des scénaristes. La série démarre sur les chapeaux de roues, les 3 premiers épisodes sont vraiment un bonheur sans nom. Après on retombe un peu, surtout que le schéma "un épisode = une enquête" laisse une trop grosse impression de routine pour une saison ne comptant que 9 épisodes. La fin de saison (et en fait chaque épisode) fait progresser les personnages, ce qui est très appréciable mais la série a vraiment besoin d'acquérir sa maturité durant la prochaine saison, sinon on aura juste un super concept mal exploité.
Je conseille la découverte, la série n'est pas encore rôdée mais présente une facture originale qui la distingue de la production actuelle et c'est toujours ça de pris. Et puis Anna Friel est mignonne à se damner en hurlant.