Re: Vos derniers films vus
Posté : mar. juil. 21, 2015 8:59 am
Bon allez, je m'y remets, même si ce que j'ai vu au cinéma est plutôt pauvre:
Laggies (Lynn Shelton, US, 2014)
J'avais repéré 2-3 avis positifs sur cette chose vulgairement mal écrite. Insupportable après 5 minutes. Je n'ai pas tenu jusqu'à la fin.
Microbe et Gasoil (Michel Gondry, FR, 2015)
Film d'adulte pour des adultes, mais avec un côté potache pas forcément réussi qui l'empêche de viser autre chose qu'un public bien plus jeune. Un coming-of-age sous forme de road trip bricolé qui semble forcé, notamment à cause des dialogues intellectualisés des enfants. C'est un peu raté.
Love & Mercy (Bill Pohlad, US, 2014)
C'est joli, bien joué, mais ronflant et ressemble à tous les autres biopics d'un chanteur talentueux et incompris qui sombre dans les drogues. Seule tentative d'originalité: doubler le récit avec une partie ultérieure aux années de gloire qui évolue en parallèle à la première. A défaut de ne pas vraiment fonctionner, cela donne un côté schizo au film qui semble avoir deux têtes.
Ant-Man (Peyton Reed, US, 2015)
C'est très bavard et peu généreux en termes d'action. J'imagine que dans les mains de Wright ç'aurait été super; là, en l'état, ils ont sauvé les meubles. En revanche, Michael Peña est génial et ses deux scènes de rapport/doublage m'ont beaucoup faire rire.
Self/less (Tarsem Singh, US, 2015)
Un thriller high-tech qui n'a franchement pas d'âme (mais que fais-tu, Tarsem Singh?). C'est dommage, le concept avait du potentiel et ils auraient mieux fait de développer un drame science-fictionnel sur ce double personnage plutôt que d'insister maladroitement sur le côté thriller qui ne fonctionne pas vraiment.
Ted 2 (Seth MacFarlane, US, 2015)
Le premier m'avait fait rire mais je n'étais pas un fan. Le deuxième sent le réchauffé, toujours vulgaire pour être vulgaire, mais cette fois-ci avec une touche paradoxale de politiquement correct qui fatigue énormément.
Rolling Thunder (John Flynn, US, 1977)
Un de ces films édités dans des beaux coffrets par Wild Side. Très peckinpahien dans l'âme, Rolling Thunder symbolise beaucoup ce cinéma américain de la fin des années 1970. Je comprends l'importance du film pour son époque, mais en l'état j'ai trouvé que le double aller-retour au Mexique était un peu alambiqué et qu'il retardait le final dévastateur.
Magic Mike XXL (Gregory Jacobs, US, 2015)
Alors qu'on y allait à reculons avec des potes pour nous moquer, on a tous été surpris par la fraîcheur et le second degré bienvenus du film qui, à mes yeux, est supérieur au premier que j'avais trouvé tout pourri. J'avais lu un article comparant Gene Kelly à Channing Tatum que j'avais trouvé abusivement bête, mais en voyant le film j'ai mieux compris pourquoi, surtout que Magic Mike XXL a un peu la structure d'un musical.
Les Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy, FR, 1964)
Enfin rattrapé ce classique d'une tristesse infinie. Je n'ai jamais été fan du parlé-chanté (je préfère les belles chansons à des liaisons foireuses); ici, le parti pris est tellement jusqu'au-boutiste qu'on s'y habitue rapidement. Deneuve est belle, belle, belle et le film est bien beau aussi. Et Michel Legrand porte bien son nom.
Money Crazy (John Woo, HK, 1977)
Entre ses premiers films d'arts martiaux et ses chefs-d’œuvre de la fin des années 1980, John Woo a un peu fait le faiseur pour Raymond Chow et la Golden Harvest en réalisant une série de comédies dont fait partie ce Money Crazy. Ici, on est totalement dans l'esprit des frères Hui (une dizaine d'années après quand même), frères qui d'ailleurs ne sont pas totalement absents du projet, puisque Michael et Ricky composent la chanson du générique et que Ricky joue l'un des deux rôles principaux aux côtés de Richard Ng. Dans ce film, Woo n'a malheureusement pas la maestria des Hui et livre un scénario complètement décousu au rythme en dents de scie, tentant visiblement de reproduire les saynètes populaires des Hui. C'est absurde et cartoonesque à souhait, mais son manque de fluidité rend le visionnage un peu fatiguant.
Black Mask 2: City of Masks (Tsui Hark, HK/US, 2002)
Enfin eu le courage de m'attaquer à l'un des nanars de Tsui Hark, réalisé entre Time and Tide et Seven Swords... Autant dire que la présence de potes m'a aidé à affronter ce film complètement n'importe nawak. Andy On remplace Jet Li dans la suite du film de 1996 que Tsui avait produit et que Daniel Lee avait réalisé. Visuellement, on est en plein dans les travers de l'utilisation des effets numériques, avec une avalanche d'effets ratés et gênants qui ne donnent aucune crédibilité au film, alors que celui-ci a un premier degré absolu. Il y a 2-3 bonnes idées de mise en scène et de découpage, mais tout va si vite qu'on est rapidement submergé par la folie du projet. Il faut vraiment le voir pour le croire. Même si l'on fatigue sur la fin, le film reste relativement plaisant à voir. Je ne comprendrais jamais pourquoi Andy On n'a pas connu le même succès que Donnie Yen...
Eight Diagram Pole Fighter (Liu Chia-liang, HK, 1984)
La classe absolue, sans doute l'une des meilleures productions de la Shaw Brothers que j'aie vu. Une famille piégée par un dirigeant corrompu, de la folie, de la vengeance, et surtout des tonnes de chorégraphies ahurissantes. On célèbre à raison Yuen Woo-ping, mais Liu Chia-liang mériterait un peu plus de reconnaissance. On combat ici principalement à la lance et au bâton, dans une fluidité absolue. Lyrique à souhait, le film arrive également à être hyper touchant. On en fait plus des films comme ça, bordel!
Insurgent (Robert Schwentke, US, 2015)
Oh la grosse bouse. Sur ses deux heures, le film se construit sur du vide. C'est assez fou comme ça ne raconte rien, en plus d'avoir une trame non-sensique et inintéressante.
Laggies (Lynn Shelton, US, 2014)
J'avais repéré 2-3 avis positifs sur cette chose vulgairement mal écrite. Insupportable après 5 minutes. Je n'ai pas tenu jusqu'à la fin.
Microbe et Gasoil (Michel Gondry, FR, 2015)
Film d'adulte pour des adultes, mais avec un côté potache pas forcément réussi qui l'empêche de viser autre chose qu'un public bien plus jeune. Un coming-of-age sous forme de road trip bricolé qui semble forcé, notamment à cause des dialogues intellectualisés des enfants. C'est un peu raté.
Love & Mercy (Bill Pohlad, US, 2014)
C'est joli, bien joué, mais ronflant et ressemble à tous les autres biopics d'un chanteur talentueux et incompris qui sombre dans les drogues. Seule tentative d'originalité: doubler le récit avec une partie ultérieure aux années de gloire qui évolue en parallèle à la première. A défaut de ne pas vraiment fonctionner, cela donne un côté schizo au film qui semble avoir deux têtes.
Ant-Man (Peyton Reed, US, 2015)
C'est très bavard et peu généreux en termes d'action. J'imagine que dans les mains de Wright ç'aurait été super; là, en l'état, ils ont sauvé les meubles. En revanche, Michael Peña est génial et ses deux scènes de rapport/doublage m'ont beaucoup faire rire.
Self/less (Tarsem Singh, US, 2015)
Un thriller high-tech qui n'a franchement pas d'âme (mais que fais-tu, Tarsem Singh?). C'est dommage, le concept avait du potentiel et ils auraient mieux fait de développer un drame science-fictionnel sur ce double personnage plutôt que d'insister maladroitement sur le côté thriller qui ne fonctionne pas vraiment.
Ted 2 (Seth MacFarlane, US, 2015)
Le premier m'avait fait rire mais je n'étais pas un fan. Le deuxième sent le réchauffé, toujours vulgaire pour être vulgaire, mais cette fois-ci avec une touche paradoxale de politiquement correct qui fatigue énormément.
Rolling Thunder (John Flynn, US, 1977)
Un de ces films édités dans des beaux coffrets par Wild Side. Très peckinpahien dans l'âme, Rolling Thunder symbolise beaucoup ce cinéma américain de la fin des années 1970. Je comprends l'importance du film pour son époque, mais en l'état j'ai trouvé que le double aller-retour au Mexique était un peu alambiqué et qu'il retardait le final dévastateur.
Magic Mike XXL (Gregory Jacobs, US, 2015)
Alors qu'on y allait à reculons avec des potes pour nous moquer, on a tous été surpris par la fraîcheur et le second degré bienvenus du film qui, à mes yeux, est supérieur au premier que j'avais trouvé tout pourri. J'avais lu un article comparant Gene Kelly à Channing Tatum que j'avais trouvé abusivement bête, mais en voyant le film j'ai mieux compris pourquoi, surtout que Magic Mike XXL a un peu la structure d'un musical.
Les Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy, FR, 1964)
Enfin rattrapé ce classique d'une tristesse infinie. Je n'ai jamais été fan du parlé-chanté (je préfère les belles chansons à des liaisons foireuses); ici, le parti pris est tellement jusqu'au-boutiste qu'on s'y habitue rapidement. Deneuve est belle, belle, belle et le film est bien beau aussi. Et Michel Legrand porte bien son nom.
Money Crazy (John Woo, HK, 1977)
Entre ses premiers films d'arts martiaux et ses chefs-d’œuvre de la fin des années 1980, John Woo a un peu fait le faiseur pour Raymond Chow et la Golden Harvest en réalisant une série de comédies dont fait partie ce Money Crazy. Ici, on est totalement dans l'esprit des frères Hui (une dizaine d'années après quand même), frères qui d'ailleurs ne sont pas totalement absents du projet, puisque Michael et Ricky composent la chanson du générique et que Ricky joue l'un des deux rôles principaux aux côtés de Richard Ng. Dans ce film, Woo n'a malheureusement pas la maestria des Hui et livre un scénario complètement décousu au rythme en dents de scie, tentant visiblement de reproduire les saynètes populaires des Hui. C'est absurde et cartoonesque à souhait, mais son manque de fluidité rend le visionnage un peu fatiguant.
Black Mask 2: City of Masks (Tsui Hark, HK/US, 2002)
Enfin eu le courage de m'attaquer à l'un des nanars de Tsui Hark, réalisé entre Time and Tide et Seven Swords... Autant dire que la présence de potes m'a aidé à affronter ce film complètement n'importe nawak. Andy On remplace Jet Li dans la suite du film de 1996 que Tsui avait produit et que Daniel Lee avait réalisé. Visuellement, on est en plein dans les travers de l'utilisation des effets numériques, avec une avalanche d'effets ratés et gênants qui ne donnent aucune crédibilité au film, alors que celui-ci a un premier degré absolu. Il y a 2-3 bonnes idées de mise en scène et de découpage, mais tout va si vite qu'on est rapidement submergé par la folie du projet. Il faut vraiment le voir pour le croire. Même si l'on fatigue sur la fin, le film reste relativement plaisant à voir. Je ne comprendrais jamais pourquoi Andy On n'a pas connu le même succès que Donnie Yen...
Eight Diagram Pole Fighter (Liu Chia-liang, HK, 1984)
La classe absolue, sans doute l'une des meilleures productions de la Shaw Brothers que j'aie vu. Une famille piégée par un dirigeant corrompu, de la folie, de la vengeance, et surtout des tonnes de chorégraphies ahurissantes. On célèbre à raison Yuen Woo-ping, mais Liu Chia-liang mériterait un peu plus de reconnaissance. On combat ici principalement à la lance et au bâton, dans une fluidité absolue. Lyrique à souhait, le film arrive également à être hyper touchant. On en fait plus des films comme ça, bordel!
Insurgent (Robert Schwentke, US, 2015)
Oh la grosse bouse. Sur ses deux heures, le film se construit sur du vide. C'est assez fou comme ça ne raconte rien, en plus d'avoir une trame non-sensique et inintéressante.