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Re: Vos derniers films vus

Posté : mer. déc. 17, 2014 7:20 pm
par Arkaron
The Hobbit: Battle of the Five Armies, de Peter Jackson
C'est marrant, mais l'avis de Xidius s'applique parfaitement à ce que je pensais de la deuxième partie : déconstruite, trop longue, malhabile dans sa narration... en revanche, cette conclusion est juste... fade ? Tout semble avoir été vu, le souffle épique ne s'installe jamais, les personnages sont désincarnés, l'abondance d'effets visuels sort du récit, le scénario entame des pistes inutiles qui ne seront jamais explorées... bref, c'est blindé de problèmes, mais ça passe bien mieux que ce chiantissime deuxième volet, ne serait-ce que grâce à la fluidité générale des combats et des mouvements de caméra, plus nombreux. Ça fait un peu bande démo pour Weta (les trois sont très clairement à voir bout à bout), mais c'est moins douloureux. Bon allez, Peter, sors-nous enfin des projets originaux s'il te plait.

Re: Vos derniers films vus

Posté : mer. déc. 17, 2014 8:11 pm
par loval
Arka, dans mes bras, on est à la même!

Re: Vos derniers films vus

Posté : jeu. déc. 18, 2014 1:45 pm
par Luciole
Et moi ?! :x (meme si j'aime beaucoup le 2)

Re: Vos derniers films vus

Posté : jeu. déc. 18, 2014 6:25 pm
par Xidius
Dans mes bras Luciole ! :mrgreen:

Re: Vos derniers films vus

Posté : jeu. déc. 18, 2014 11:11 pm
par alex_bono
Les Nouveaux Sauvages
Je rejoins l'avis de loval. Quelques inégalités sur certains sketchs mais ça reste de très haut niveau et vraiment très drôle.

Re: Vos derniers films vus

Posté : ven. déc. 26, 2014 3:06 pm
par Xidius
Rattrapages de fin d'année, part one :

Colt 45 (2014) de Fabrice du Welz
La première partie du film est un petit polar sec bien nerveux comme il faut, sur une toile de fond un peu originale pour du cinoche français. Puis viens la seconde, beaucoup plus mécanique et habituelle, qui souffre de trous de scénario, de personnages balancés par dessus bord et d'une exécution plus difficile.
Dans l'ensemble, ça reste regardable et ça possède une belle mise en scène, mais on sent bien que le film a souffert en cours de production.

Libre et Assoupi (2014) de Benjamin Guedj
L'histoire d'un type qui aime ne rien faire et qui s'installe en coloc pour continuer à ne rien faire.
Et il y a des cons qui ont pris du temps pour en faire un film, c'est ça le plus triste. Circulez, il y a rien à voir.

Le Chant de la Mer (2014) de Tomm Moore
Contrairement à un Kaguya, il va droit à l'essentiel le père Moore, et ça fait du bien !
Pas de chichis dans le récit, même si il faut bien admettre que pendant 45 minutes c'est mignon et sympa sans transcender quoi que ce soit. En revanche, la fin est très jolie pour le coup, et justifie tout le film. C'était chouette.

Sin City - A Dame to Kill For (2014) de Roberto RODRIGUEZ !
Je l'ai lancé avec un bazooka sous la main, prêt à torpiller le film vu tout ce que j'avais pu lire de mal dessus.
Et 1h45 plus tard, force est de constater que le bazooka n'avait pas bougé d'un poil.
Alors oui, Rodriguez se fait beaucoup moins chier que sur le premier à respecter les cases et du coup c'est moins beau, tout comme certains choix esthétiques sont carrément foireux (les meufs entièrement en couleurs, j'ai pas compris pourquoi) et certaines scènes sont découpés un peu par dessus la jambe.
Oui aussi, l'arc original avec Nancy n'est pas passionnant, tout comme celui de Gordon Levitt qui ne sert enfin de compte à rien, et tout ça sent le gonflage pour dépasser 1h30 de film.

Mais pourtant, j'ai trouvé ça potable. Je ne demandais rien d'autre qu'une grosse série B poseuse qui tache un chouilla et c'est précisément ce que j'ai eu, avec une esthétique qui fait malgré tout plaisir à voir, et surtout une putain de galerie de comédiens. Même si Eva Green est pas folle et que l'adaptation de mon arc préféré de Sin City n'est pas délirante, putain ce que ça fait plaisir de voir Josh Brolin coller des pains en mode dur à cuire.

Alors tout est moins bien que le premier, c'est sûr, mais j'ai toujours trouvé que Sin City était de très loin le seul film plaisant de la filmographie de Roberto avec Planet Terror, et cette suite conserve suffisamment d'attraits du précédent pour que ça marche encore. Surtout que dans le genre exploitation qui tâche, c'est quand même infiniment plus généreux et fun que cette grosse merde de Machete.

Re: Vos derniers films vus

Posté : ven. déc. 26, 2014 7:16 pm
par loval
Je te rejoins un peu sur Sin City 2: c'était pas super, mais de loin pas aussi abominable que certains l'ont fait croire dans le coin.

Re: Vos derniers films vus

Posté : ven. déc. 26, 2014 7:33 pm
par loval
God Help the Girl (Stuart Murdoch, UK, 2014)
Première réalisation du créateur et chanteur du groupe Belle & Sebastian (il y a des fans ici, sauf erreur), qui a "adapté" un projet discographique homonyme datant d'il y a quelques années en film. Le résultat déçoit tristement, puisque l'on se retrouve face à une Sundancerie aux forts accents d'hipster et dépourvu d'âme. Le pire, c'est que le film n'a pas grand-chose à raconter et le narre très mal. Les personnages sont inexistants et pourtant agaçants, le comble. Reste une jolie musique et quelques passages dansés et chantés pas horribles à voir, même si les chorégraphies sont vraiment minimales.

The Sugarland Express (Steven Spielberg, US, 1974)
Premier vrai film de cinéma pour Spielberg qui s'inspire d'un fait divers. Superbe mise en scène qui préfigure de nombreux de ses films ultérieurs, casting impeccable, une touche d'humour bienvenue; il n'y a pas à dire, Spielby savait y faire.

Seventh Son (Sergei Bodrov, US/CA/UK, 2014)
De la fantasy peu inspirée et qui se prend trop au sérieux. Bodrov maitrise un peu derrière la caméra du coup ça n'est pas la catastrophe abominable que l'on aurait pu craindre. Pour plus d'info, j'ai écrit une critique ici.

Kung Fu Jungle (Teddy Chen, HK/CN, 2014)
Sans doute le meilleur film avec Donnie Yen vu depuis plusieurs années. Pas dur me direz-vous, mais en réfléchissant, cela remonte à... quatre ans (avec Wuxia). Le récit permet une lecture à double niveau (le personnage qu'incarne Yen se plaint constamment d'être trop vieux, de ne plus être en forme) et fournit une histoire qui tient plus ou moins la route. Les scènes d'action sont solides et Teddy Chen assure derrière la caméra, ce qui nous ferait presque oublier les nombreuses fautes de goût sur Bodyguards and Assassins (2009), où jouait Yen également. Étonnement, on voit presque plus Baoqiang Wang se battre que Donnie Yen, même si les deux s'affrontent dans un duel final assez original mais un peu neuneu (sur une voie d'autoroute pleine de trafic).

Female Juvenile Delinquent Leader: Stray Cat Rock (Yasuharu Hasebe, JP, 1970)
De la bonne exploitation japonaise punk-rock. La saga - racoleuse parce que ça n'en est pas vraiment une - permit à Meiko Kaji de se faire un renom avant d'interpréter ses films à succès (Femme Scorpion, Lady Snowblood). C'est rock'n'roll et vulgaire, mais c'est bien fait et ça fout plutôt la banane. Me réjouis de voir les suites.

(la suite une autre fois, j'ai la flemme là tout de suite)

Re: Vos derniers films vus

Posté : ven. déc. 26, 2014 7:48 pm
par cloneweb
Whiplash
Ah ouais putain quand même. Ca m'a bien calmé la gueule.
J.K Simmons est dans la course aux Oscars ?

Re: Vos derniers films vus

Posté : sam. déc. 27, 2014 3:33 pm
par Xidius
Ouais, il est favori même.

Re: Vos derniers films vus

Posté : dim. déc. 28, 2014 3:46 pm
par loval
loval a écrit :The Sugarland Express (Steven Spielberg, US, 1974)
Premier vrai film de cinéma pour Spielberg qui s'inspire d'un fait divers. Superbe mise en scène qui préfigure de nombreux de ses films ultérieurs, casting impeccable, une touche d'humour bienvenue; il n'y a pas à dire, Spielby savait y faire.
Auto-promo: j'en parle un peu plus ici.

Re: Vos derniers films vus

Posté : lun. déc. 29, 2014 6:18 pm
par Docteur Danny
Whiplash

Ah ouais quand même. Sacrés acteurs, sacré réal, sujet bien exploité, pas prétentieux mais redoutable. A conseiller.


Dans la catégorie "15 ans après tout le monde" :


Millenium, de David Fincher

Totalement absorbé par le film. Pas déçu du voyage.


Drive

Si la forme n'était pas aussi travaillé, j'aurais sûrement jamais cherché à le voir tant le pitch me laissait insensible. Sympa une première fois, mais pas sûr que j'aurais envie de le revoir.

Re: Vos derniers films vus

Posté : lun. déc. 29, 2014 6:23 pm
par loval
Détrompe-toi pour Drive!! L'un des seuls films que j'ai vus trois fois en salles. S'il repasse demain, j'y retourne.

Re: Vos derniers films vus

Posté : mar. déc. 30, 2014 9:14 pm
par loval
Je rattrape toujours mon retard avec mes derniers visionnages accumulés:

Rocky III (Sylvester Stallone, US, 1983)
Je m'arrêtais après le deuxième film alors que c'est une saga que j'aime sincèrement - j'ai simplement évité le cinquième qui, apparemment, est une purge absolue. Ici on reprend les mêmes formules ce qui s'avère vraiment très flagrant quand on enchaîne les films de cette manière. Mais comme je marche totalement à ce sentimentalisme très ricain, cela ne me dérange pas plus que ça. Faut dire que ces montages d'entraînement donnent envie d'aller en salle de sport et de cogner contre un punching ball. L'antagoniste (Mr. T) est trop unilatéral pour que je puisse le prendre au sérieux mais cela fonctionne quand même.

Rocky IV (Sylvester Stallone, US, 1985)
Avec le quatrième, Stallone s'adonne entièrement à la kitscherie. Tout le monde en fait des caisses, tout est tellement abusif que cela devient difficile de regarder sans deuxième degré... ce qui ternit un peu l'héritage de la saga. Ce dernier combat est d'une absurdité monumentale.

Rocky Balboa (Sylvester Stallone, US, 2006)
On retourne aux racines ici avec un film avant tout porté sur le drame. Le problème du film se trouve dans son affiliation hybride aux codes télévisuels (visuels et narratifs), parfois vraiment gênants, à l'instar du dernier combat qui passe en mode émission de diffusion de sport. C'est donc moche et pas très bien mis en scène. On veut du cinéma bordel! Stallone reste toujours à l'extérieur du ring avec sa caméra, ce qui est frustrant et dommageable à la tension construite jusqu'alors. Le script fonctionne quand même, malgré les coupes qui se ressentent pas mal. Ce salopard a réussi à me tirer des larmichettes.

Comanche Station (Budd Boetticher, US, 1960)
Un western épuré durant lequel des hommes amènent une femme d'un point A à un point B. Les thématiques soulevées sont hyper intéressantes et les facettes des personnages y jouent un grand rôle. Le tout m'a paru un poil monotone alors que le film possède un matériel de dingue.

The Far Country (Anthony Mann, US, 1954)
Oh comme ça clash sec! Tout le monde prend cher, des naïfs aux égoïstes. C'est jusqu'au-boutiste, super bien mis en scène et joué. Il faut absolument que je creuse la filmographie de monsieur.

The Ox-Bow Incident (William A. Wellman, US, 1943)
Une révélation. Une réflexion pertinente et dramatique sur la peine de mort qui, d'une certaine manière, préfigure 12 Hommes en colère où Henry Fonda tient également le rôle principal. C'est beau, concis et efficace. "On en fait plus des films comme ça!"

Adventureland (Greg Mottola, US, 2009)
Une chouette comédie romantique qui s'enfonce un peu trop dans sa structure archétypale, alors que la première partie semblait indiquer le contraire. Superbe musique, superbes acteurs.

Man on High Heels (Jang Jin, KR, 2014)
Un policier hyper violent veut devenir femme. Sur le papier, l'opposition entre l'univers hyper macho des flics/voyous et l'aspiration féminine du protagoniste semble supra intéressante, mais la conjoncture entre les deux genres (polar et drame de genre) ne fonctionne pas vraiment. C'est visuellement très beau, mais en termes d'écriture c'est un peu raté - c'est du pain béni pour les gender studies, ça.

Entre tinieblas (Pedro Almodóvar, ES, 1983)
Une chanteuse de cabaret se retrouve dans un couvent de nonnes complètement barrées. Almodóvar est au début de sa carrière et cherche à foutre la merde mais n'a finalement pas grand-chose à raconter. Heureusement que le film possède une belle facture esthétique, parce qu'on s'y ennuie copieusement.

Jeux d'été (Ingmar Bergman, SE, 1951)
Une œuvre à l'apparente légèreté sur la fin de l'adolescence et la perte de l'innocence. C'est si beau! Le dernier quart d'heure se révèle fortement dramatique mais conclut sublimement les enjeux amorcés.

Rouge (Stanley Kwan, HK, 1987)
Un drame fantastique dans lequel le fantôme d'une prostituée (feu Anita Mui) erre dans un Kong contemporain à la recherche de son amant (feu Leslie Cheung). Première incursion dans l'oeuvre atypique de Stanley Kwan qui, avec Wong Kar-wai, faisait partie de la "seconde vague" de réalisateurs hongkongais à avoir percé à la fin des années 1980. Visuellement, c'est vraiment renversant, déjà dans le traitement des couleurs, mais aussi dans la légèreté des mouvements de caméra du réalisateur. Le plus bluffant reste le jeu d'Anita Mui qui, jusqu'alors, m'avait essentiellement habitué à des rôles de femmes fortes et masculines; ici, elle a certes son tempérament mais joue énormément en retrait, comme si effacée par le temps. A ce propos, cela m'a fait bizarre de voir ces deux acteurs-chanteurs dans ce film qui, à l'époque, étaient tellement populaires et qui sont décédés au début des années 2000. Bref, c'était beau et tragique, mais un tantinet répétitif.

Sweetie (Jane Campion, AU, 1989)
Le premier film de Jane Campion, sur une famille dysfonctionnelle... Tout avait pour me plaire, pourtant l'univers m'est resté relativement hermétique. Campion possède un sens de l'image assez fabuleux mais cela n'a pas suffit à me captiver. J'en suis le premier déçu.

Dilwale Dulhania Le Jayenge (Aditya Chopra, ID, 1995)
Wow. Enfin rattrapé ce film culte de Bollywood qui a battu tous les records, puisqu'en décembre 2014 le film fêtait sa 1000ème semaine d'exploitation, le film ayant projeté sans interruption depuis 19 ans. Pour sa première réalisation, Adity Chopra (fils de) livre la comédie romantique bollywoodienne typique, structurée en deux parties: la première en Europe (en Suisse principalement), où l'histoire d'amour se développe; la seconde en Inde, où le conflit familial s'étaye. Le tout est évidemment saupoudré de chansons et de kitscheries esthétiques qui font tout le charme (ou le dégoût pour d'autres) de cette industrie. Là où le film se démarque cependant, c'est dans son traitement du patrimoine culturel et du joug patriarcal, fortement critiqué, mais aussi dans son couple de stars, Shah Rukh Khan (alors peu connu) et la belle Kajol. Il faut avoir envie de se taper les 3h10 du film, et surtout se laisser emporter par le premier degré absolu adopté. Moi, en tout cas, j'ai trouvé ça fascinant.

For the Emperor (Park Sang-jun, KR, 2014)
Tous les travers du cinéma coréen. Hyper sérieux, hyper violent, hyper mal écrit, hyper bancal. Les personnages n'ont aucune épaisseur, les motivations sont absentes et le film se contente de balancer 2-3 scènes de dialogues ou de cul pour meubler les scènes entre les combats à l'arme blanche. C'est joli mais pas très bien chorégraphié et surtout complètement ronflant. Passez votre chemin.

Re: Vos derniers films vus

Posté : mar. déc. 30, 2014 11:23 pm
par Sigurd
Et CLEAN ?