Re: Vos derniers films vus
Posté : jeu. oct. 29, 2009 7:22 pm
Hier soir, c'était la deuxième soirée du Ciné-Club ESRA avec un programme de folie, Ninjas & Nanars!
Ninja Condor 13 de James Wu (1988)
Quand on commence la soirée avec un truc pareil, on rentre direct dans le vif du sujet.
Bienvenue dans une nouvelle dimension, une dimension dans laquelle le scénario en est encore au stade de spermatozoïde atrophié, où les raccords n'existent pas, où les acteurs ont tous étés recrutés à la sortie d'une boite gay tendance Village People, avec un méchant "Lucifer" (sisi, c'est le nom du méchant) au charisme au moins aussi impressionnant que celui d'un David Hasselhoff bourré à la bière. Une dimension dans laquelle on trouve aussi des scènes s'enchaînant à un rythme fou dans un soucis de cohérence absolue (Où comment un combat de ninjas passe de la forêt tropical à une patinoire en moins de 2 secondes!), des scènes de combats intenses avec en tout et pour tout trois bruitages (un pour les coups, un pour les mouvements et un troisième qu'on a pas encore trouvé), avec des dialogues hautement philosophiques qui changent le sens de votre vie ("Chérie, allons loin de tout ça, à la campagne... On aura des poulets."), un héros qui fait chavirer les cœurs (normal, il s'appelle Bryan) et son pote afro maîtrisant parfaitement le kung-fu (logique, il a rencontré le héros dans un bar par hasard) ou encore une bande son sortie de nul part, avec des chansons funky en pleine baston. Mais surtout, parce que cela ne suffisait pas, vous avez le top du top du combattant sur Terre : le NINJA !
Un Ninja, ça passe d'un marcel/jean's à sa tenue complète de ninja en une demi seconde et ce dans une fumigène bleue, histoire d'avoir encore plus la classe que les Power Rangers.
Un Ninja, ça tombe dans l'eau et en ressort dans un méga saut à faire rougir Dragon Ball et ce sans une seule goutte sur son beau kimono à la fin, qui doit être assurément waterproof.
Un Ninja, ça se fight dans tous les milieux et parfois même, ça descend sous terre et livre un combat de marmottes, se caractérisant par des mouvements de terre terrifiants de violence.
Un Ninja, ça crache le sang jus de tomate/ketchup avant de se prendre le coup de poing qui va provoqué cette blessure et ça tue un paquet d'ennemis en leur balançant dans leur tête de magnifiques shurikens en plastique. Ou encore, un Ninja, ça se casse le cul pendant une heure et demi à tenter de tuer le méchant alors qu'au final, une simple fleur en plastique rouge sortant d'un recoin caché de la poche du héros, décorant à l'origine les tables de restos chinois et propulsé par une fumée venue d'ailleurs suffit à faire littéralement explosé le pas gentil dans un final inoubliable.
Ninja Condor 13, c'est tout ça à la fois, et bien plus encore. Une expérience absolument unique qui vous donnera à vous aussi l'envie de devenir... UN NINJA !!!!!
American Warrior de Sam Firstenberg (1985)
Le problème quand on passe après Ninja Condor 13, c'est qu'il faut assurer comme un Ninja venu de l'espace pour convaincre. Et là, c'était juste un film de merde pété de tunes. Alors attention, c'est tout de même un film avec l'une des meilleurs recrues des G.I, Joe, qui ferait rougir Steven Seagal & Christian Bale réunis tant son jeu d'acteur est incroyable, puisque le bougre possède en tout et pour tout deux expressions de visage tout en sachant qu'on cherche toujours la deuxième. American Warrior, c'est aussi le film qui arrive à vous prendre un soldat américain, à vous le transformer en Ninja, et à partir subitement en film de Ninja patriotique. C'est un héros tellement fort, puissant et courageux qu'il met au défi un de ces camarades de le battre tout en faisant l'affrontement avec comme accessoire ultime sur sa tête...Un seau. Surtout, c'est un séducteur tel que pour draguer mieux que personne dans la jungle, il casse les talons de la demoiselle en détresse et ouvre sa jupe en deux avec un couteau, ce qui représente le summum de la virilité tout de même. Mais malgré tout, dans le domaine impitoyable du Ninja de compétition, American Warrior (qui a eu le droit à deux suites !) est un petit nanar friqué sympathique au demeurant mais qui fait vraiment pâle figure face à un Ninja Condor 13, à tel point que je n'ai pas su aller moi et mes camarades jusqu'au bout de cette aventure, d'autres devoirs plus important nous appelant... Ceux des NINJAS!!!
Prochain ciné-club, la semaine prochaine !
Michael Jackson's This Is It, de Kenny Ortega (2009)
Évènement tragique majeur du monde musical cette année, la mort de Michael Jackson n'aura cependant pas échapper aux producteurs qui se seront empressés d'inonder tous les disquaires de la planète de best-of, compilations et autres objets à l'effigie du King of Pop. Preuve de cette empressement médiatique hallucinant, la sortie 5 mois après la mort de l'artiste de This Is It, documentaire basé sur les répétitions de la tournée de 50 concerts prévus à Londres, tournée qui devait être la porte de sortie ultime pour un homme à la carrière hallucinante et qui a autant côtoyé le summum du show business que les bas fonds de la popularité, dû en partie à ses procès et autres.
Quelque part, l'idée de voir Michael Jackson pour sa mort est fort intéressante, l'homme ayant toujours eu une affiliation avec le monde du cinéma, de la fiction et du rêve, comme en témoigne son film Moonwalker, la révolution qu'il a orchestré au sein du vidéoclip en transformant celui çi en véritable court métrage, avec le cultissime Thriller, Bad (réalisé par Martin Scorsese) ou encore Ghosts (40 minutes !!!), et l'aventure Captain Eo, spectacle vidéo en relief réalisé par Francis Ford Coppola pour les parcs d'attractions Disney.
Programmé dans le monde entier pour une durée unique de 2 semaines, voilà donc enfin le fameux documentaire "ultime" que tout les fans attendaient quelque peu avec appréhension, pour savoir si oui ou non, le moonwalker allait faire son grand retour comme il le disait. Un film que j'attendais moi aussi non sans interrogations étant donné le respect absolu que je porte au chanteur qui constitue l'un des pionniers de mon éducation musical, mon père ayant été un grand amateur de l'album Bad notamment ce qui a marqué mon enfance et placer dans les chansons de MJ une saveur particulière pour moi.
Après une introduction très sommaire expliquant une fois de plus la situation de tournage des séquences du film et le contexte actuel, le long-métrage commence étonnamment par le casting et les confessions de quelques danseurs qui s'apprêtent à danser pour le King of Pop, le seul et unique. Et tandis qu'une vidéo en image de synthèse commentée brièvement par Kenny Ortega, réalisateur du film et surtout directeur artistique du show, explique comment se déroule l'intro prévue, Michael Jackson apparaît et emboite le pas sur Wanna Be Startin' Somethin'. Et là, le choc.
Michael Jackson est là, il danse, il chante mais assurément, il n'est pas au top de sa forme et est malade. Il a une mauvaise mine, chante une parole sur trois et ne danse plus comme avant même si l'homme garde de très bons restes. Voir une telle icône réduite à ce stade là est quasi douloureux, en tout cas étonnant et pas de la plus belle manière. Un sentiment que l'on sentira à plusieurs passages dans le film, ou Bambi ne chante pas toujours, prétextant par moment à son équipe qu'il préserve et ménage sa voix pour le jour J, notamment lors du passage "Jackson Five", avec le célèbre I Want You Back. Mais malgré ces séquences peu glorieuses, l'incroyable se produit et la magie Jackson opère.
Elle opère lorsque l'homme se lance et chante lors des chansons calmes généralement, frappant directement le spectateur par tout ce qui caractérise la magie de sa musique et surtout, sa voix unique. Ainsi, certaines chansons comme Human Nature, I'll Be There ou Earth Song sont désarmantes de par leur beauté et par ce plaisir de voir MJ parvenir à chanter ses chansons tout en justesse et en subtilité.
Le film étant un documentaire pur, il est aussi très intéressant de voir l'homme s'impliquer dans la fabrication d'un show aussi énorme et de régler quelques détails avec ses musiciens ou ses danseurs, montrant combien il était perfectionniste et que malgré le fait que cette tournée allait être réglée et préparée à la seconde près, Michael voulait juste donner le plus grand concert de sa carrière et en mettre plus que jamais plein la vue. Et de ce point de vue là, le film arrive à impressionner par moment, notamment lors du tournage et des répétitions des plus grands tubes du chanteur avec la fabrication des vidéos projetés sur l'écran au fond de la scène qui sont montés avec les répètes pour donner un aperçu du résultat final. Des séquences qui démontrent que effectivement, le show allait être dantesque, avec une scénographie incroyable, des évènements sur scène spectaculaires et un numéro de danse unique à chaque chanson et ce notamment grâce à la performance de l'équipe entourant Jackson, une série de danseurs tous plus bons les uns que les autres et sur lequel le documentaire à la bonne idée de s'y intéresser de très près lors de certains passages instructifs.
Et à vrai dire, c'est durant ses scènes que le film délivre tout la puissance de la musique de l'artiste, entre la mise en scène assez incroyable de Smooth Criminal ponctuée par une séquence vidéo où Jackson se retrouve plongé, avec son costard blanc caractéristique, en plein numéro musical de Rita Hayworth dans Gilda dans lequel il fini par se faire poursuivre pour arriver finalement sur scène ou durant Thriller et sa séquence une fois de plus très zombies et horreur. Enfin, le film se termine sur un Man in the Mirror absolument sublime et quand bien même on craignait une fin sentimentale à souhait, force d'admettre qu'elle fonctionne à temps plein puisqu'elle a provoqué les applaudissements d'une salle pleine, un jeudi à 15h. (!)
Au final, This Is It surprend par la franchise qui s'en dégage. Jamais le film ne ment sur la marchandise et offre ni plus ni moins que les répétitions du spectacle prévu. Si malgré tout, on notera quelques courtes séquences où le cast est interviewé pour vanter les qualités d'artiste incroyable du maître, l'ensemble offre un véritable aperçu de ce que devait être cette tournée et livre tel quel l'artiste, sans jamais tricher sur son état ou quoi. Alors certes, on pourra discuter le discours tenu en voix off par Jackson lors de Earth Song quand celui çi explique son engagement sur le réchauffement même si cela est en rapport avec la chanson ou son autre discours sur l'amour et son importance et il est évident que chacun jugera à sa façon l'honnêteté des propos.
Aussi, il est clair que ceux qui y vont uniquement pour voir un concert seront déçus car encore une fois, il s'agit véritablement des répétitions. Enfin, on pourra regretter certaines choses, comme le fait assez dingue de ne voir aucun moonwalk donné par Michael durant le film mais si vous aimez l'artiste, aucun doute que ce documentaire saura vous intéresser et vous faire par moment battre du pied ou vous émouvoir durant quelques numéros musicaux assez incroyables. Si vous n'aimez pas Michael Jackson, il est tout aussi évident que vous n'aurez rien à faire devant This Is It.
Reste que le tout prouve définitivement que la musique de Michael Jackson a marqué l'histoire et qu'entendre une dernière fois ses plus grands tubes au cinéma reste un plaisir pour ses admirateurs, auquel le film est dédié.
Chapeau l'artiste.
Ninja Condor 13 de James Wu (1988)
Quand on commence la soirée avec un truc pareil, on rentre direct dans le vif du sujet.
Bienvenue dans une nouvelle dimension, une dimension dans laquelle le scénario en est encore au stade de spermatozoïde atrophié, où les raccords n'existent pas, où les acteurs ont tous étés recrutés à la sortie d'une boite gay tendance Village People, avec un méchant "Lucifer" (sisi, c'est le nom du méchant) au charisme au moins aussi impressionnant que celui d'un David Hasselhoff bourré à la bière. Une dimension dans laquelle on trouve aussi des scènes s'enchaînant à un rythme fou dans un soucis de cohérence absolue (Où comment un combat de ninjas passe de la forêt tropical à une patinoire en moins de 2 secondes!), des scènes de combats intenses avec en tout et pour tout trois bruitages (un pour les coups, un pour les mouvements et un troisième qu'on a pas encore trouvé), avec des dialogues hautement philosophiques qui changent le sens de votre vie ("Chérie, allons loin de tout ça, à la campagne... On aura des poulets."), un héros qui fait chavirer les cœurs (normal, il s'appelle Bryan) et son pote afro maîtrisant parfaitement le kung-fu (logique, il a rencontré le héros dans un bar par hasard) ou encore une bande son sortie de nul part, avec des chansons funky en pleine baston. Mais surtout, parce que cela ne suffisait pas, vous avez le top du top du combattant sur Terre : le NINJA !
Un Ninja, ça passe d'un marcel/jean's à sa tenue complète de ninja en une demi seconde et ce dans une fumigène bleue, histoire d'avoir encore plus la classe que les Power Rangers.
Un Ninja, ça tombe dans l'eau et en ressort dans un méga saut à faire rougir Dragon Ball et ce sans une seule goutte sur son beau kimono à la fin, qui doit être assurément waterproof.
Un Ninja, ça se fight dans tous les milieux et parfois même, ça descend sous terre et livre un combat de marmottes, se caractérisant par des mouvements de terre terrifiants de violence.
Un Ninja, ça crache le sang jus de tomate/ketchup avant de se prendre le coup de poing qui va provoqué cette blessure et ça tue un paquet d'ennemis en leur balançant dans leur tête de magnifiques shurikens en plastique. Ou encore, un Ninja, ça se casse le cul pendant une heure et demi à tenter de tuer le méchant alors qu'au final, une simple fleur en plastique rouge sortant d'un recoin caché de la poche du héros, décorant à l'origine les tables de restos chinois et propulsé par une fumée venue d'ailleurs suffit à faire littéralement explosé le pas gentil dans un final inoubliable.
Ninja Condor 13, c'est tout ça à la fois, et bien plus encore. Une expérience absolument unique qui vous donnera à vous aussi l'envie de devenir... UN NINJA !!!!!
American Warrior de Sam Firstenberg (1985)
Le problème quand on passe après Ninja Condor 13, c'est qu'il faut assurer comme un Ninja venu de l'espace pour convaincre. Et là, c'était juste un film de merde pété de tunes. Alors attention, c'est tout de même un film avec l'une des meilleurs recrues des G.I, Joe, qui ferait rougir Steven Seagal & Christian Bale réunis tant son jeu d'acteur est incroyable, puisque le bougre possède en tout et pour tout deux expressions de visage tout en sachant qu'on cherche toujours la deuxième. American Warrior, c'est aussi le film qui arrive à vous prendre un soldat américain, à vous le transformer en Ninja, et à partir subitement en film de Ninja patriotique. C'est un héros tellement fort, puissant et courageux qu'il met au défi un de ces camarades de le battre tout en faisant l'affrontement avec comme accessoire ultime sur sa tête...Un seau. Surtout, c'est un séducteur tel que pour draguer mieux que personne dans la jungle, il casse les talons de la demoiselle en détresse et ouvre sa jupe en deux avec un couteau, ce qui représente le summum de la virilité tout de même. Mais malgré tout, dans le domaine impitoyable du Ninja de compétition, American Warrior (qui a eu le droit à deux suites !) est un petit nanar friqué sympathique au demeurant mais qui fait vraiment pâle figure face à un Ninja Condor 13, à tel point que je n'ai pas su aller moi et mes camarades jusqu'au bout de cette aventure, d'autres devoirs plus important nous appelant... Ceux des NINJAS!!!
Prochain ciné-club, la semaine prochaine !
Michael Jackson's This Is It, de Kenny Ortega (2009)
Évènement tragique majeur du monde musical cette année, la mort de Michael Jackson n'aura cependant pas échapper aux producteurs qui se seront empressés d'inonder tous les disquaires de la planète de best-of, compilations et autres objets à l'effigie du King of Pop. Preuve de cette empressement médiatique hallucinant, la sortie 5 mois après la mort de l'artiste de This Is It, documentaire basé sur les répétitions de la tournée de 50 concerts prévus à Londres, tournée qui devait être la porte de sortie ultime pour un homme à la carrière hallucinante et qui a autant côtoyé le summum du show business que les bas fonds de la popularité, dû en partie à ses procès et autres.
Quelque part, l'idée de voir Michael Jackson pour sa mort est fort intéressante, l'homme ayant toujours eu une affiliation avec le monde du cinéma, de la fiction et du rêve, comme en témoigne son film Moonwalker, la révolution qu'il a orchestré au sein du vidéoclip en transformant celui çi en véritable court métrage, avec le cultissime Thriller, Bad (réalisé par Martin Scorsese) ou encore Ghosts (40 minutes !!!), et l'aventure Captain Eo, spectacle vidéo en relief réalisé par Francis Ford Coppola pour les parcs d'attractions Disney.
Programmé dans le monde entier pour une durée unique de 2 semaines, voilà donc enfin le fameux documentaire "ultime" que tout les fans attendaient quelque peu avec appréhension, pour savoir si oui ou non, le moonwalker allait faire son grand retour comme il le disait. Un film que j'attendais moi aussi non sans interrogations étant donné le respect absolu que je porte au chanteur qui constitue l'un des pionniers de mon éducation musical, mon père ayant été un grand amateur de l'album Bad notamment ce qui a marqué mon enfance et placer dans les chansons de MJ une saveur particulière pour moi.
Après une introduction très sommaire expliquant une fois de plus la situation de tournage des séquences du film et le contexte actuel, le long-métrage commence étonnamment par le casting et les confessions de quelques danseurs qui s'apprêtent à danser pour le King of Pop, le seul et unique. Et tandis qu'une vidéo en image de synthèse commentée brièvement par Kenny Ortega, réalisateur du film et surtout directeur artistique du show, explique comment se déroule l'intro prévue, Michael Jackson apparaît et emboite le pas sur Wanna Be Startin' Somethin'. Et là, le choc.
Michael Jackson est là, il danse, il chante mais assurément, il n'est pas au top de sa forme et est malade. Il a une mauvaise mine, chante une parole sur trois et ne danse plus comme avant même si l'homme garde de très bons restes. Voir une telle icône réduite à ce stade là est quasi douloureux, en tout cas étonnant et pas de la plus belle manière. Un sentiment que l'on sentira à plusieurs passages dans le film, ou Bambi ne chante pas toujours, prétextant par moment à son équipe qu'il préserve et ménage sa voix pour le jour J, notamment lors du passage "Jackson Five", avec le célèbre I Want You Back. Mais malgré ces séquences peu glorieuses, l'incroyable se produit et la magie Jackson opère.
Elle opère lorsque l'homme se lance et chante lors des chansons calmes généralement, frappant directement le spectateur par tout ce qui caractérise la magie de sa musique et surtout, sa voix unique. Ainsi, certaines chansons comme Human Nature, I'll Be There ou Earth Song sont désarmantes de par leur beauté et par ce plaisir de voir MJ parvenir à chanter ses chansons tout en justesse et en subtilité.
Le film étant un documentaire pur, il est aussi très intéressant de voir l'homme s'impliquer dans la fabrication d'un show aussi énorme et de régler quelques détails avec ses musiciens ou ses danseurs, montrant combien il était perfectionniste et que malgré le fait que cette tournée allait être réglée et préparée à la seconde près, Michael voulait juste donner le plus grand concert de sa carrière et en mettre plus que jamais plein la vue. Et de ce point de vue là, le film arrive à impressionner par moment, notamment lors du tournage et des répétitions des plus grands tubes du chanteur avec la fabrication des vidéos projetés sur l'écran au fond de la scène qui sont montés avec les répètes pour donner un aperçu du résultat final. Des séquences qui démontrent que effectivement, le show allait être dantesque, avec une scénographie incroyable, des évènements sur scène spectaculaires et un numéro de danse unique à chaque chanson et ce notamment grâce à la performance de l'équipe entourant Jackson, une série de danseurs tous plus bons les uns que les autres et sur lequel le documentaire à la bonne idée de s'y intéresser de très près lors de certains passages instructifs.
Et à vrai dire, c'est durant ses scènes que le film délivre tout la puissance de la musique de l'artiste, entre la mise en scène assez incroyable de Smooth Criminal ponctuée par une séquence vidéo où Jackson se retrouve plongé, avec son costard blanc caractéristique, en plein numéro musical de Rita Hayworth dans Gilda dans lequel il fini par se faire poursuivre pour arriver finalement sur scène ou durant Thriller et sa séquence une fois de plus très zombies et horreur. Enfin, le film se termine sur un Man in the Mirror absolument sublime et quand bien même on craignait une fin sentimentale à souhait, force d'admettre qu'elle fonctionne à temps plein puisqu'elle a provoqué les applaudissements d'une salle pleine, un jeudi à 15h. (!)
Au final, This Is It surprend par la franchise qui s'en dégage. Jamais le film ne ment sur la marchandise et offre ni plus ni moins que les répétitions du spectacle prévu. Si malgré tout, on notera quelques courtes séquences où le cast est interviewé pour vanter les qualités d'artiste incroyable du maître, l'ensemble offre un véritable aperçu de ce que devait être cette tournée et livre tel quel l'artiste, sans jamais tricher sur son état ou quoi. Alors certes, on pourra discuter le discours tenu en voix off par Jackson lors de Earth Song quand celui çi explique son engagement sur le réchauffement même si cela est en rapport avec la chanson ou son autre discours sur l'amour et son importance et il est évident que chacun jugera à sa façon l'honnêteté des propos.
Aussi, il est clair que ceux qui y vont uniquement pour voir un concert seront déçus car encore une fois, il s'agit véritablement des répétitions. Enfin, on pourra regretter certaines choses, comme le fait assez dingue de ne voir aucun moonwalk donné par Michael durant le film mais si vous aimez l'artiste, aucun doute que ce documentaire saura vous intéresser et vous faire par moment battre du pied ou vous émouvoir durant quelques numéros musicaux assez incroyables. Si vous n'aimez pas Michael Jackson, il est tout aussi évident que vous n'aurez rien à faire devant This Is It.
Reste que le tout prouve définitivement que la musique de Michael Jackson a marqué l'histoire et qu'entendre une dernière fois ses plus grands tubes au cinéma reste un plaisir pour ses admirateurs, auquel le film est dédié.
Chapeau l'artiste.