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Re: Vos derniers films vus

Posté : jeu. oct. 29, 2009 7:22 pm
par Xidius
Hier soir, c'était la deuxième soirée du Ciné-Club ESRA avec un programme de folie, Ninjas & Nanars!

Ninja Condor 13 de James Wu (1988)
Quand on commence la soirée avec un truc pareil, on rentre direct dans le vif du sujet.
Bienvenue dans une nouvelle dimension, une dimension dans laquelle le scénario en est encore au stade de spermatozoïde atrophié, où les raccords n'existent pas, où les acteurs ont tous étés recrutés à la sortie d'une boite gay tendance Village People, avec un méchant "Lucifer" (sisi, c'est le nom du méchant) au charisme au moins aussi impressionnant que celui d'un David Hasselhoff bourré à la bière. Une dimension dans laquelle on trouve aussi des scènes s'enchaînant à un rythme fou dans un soucis de cohérence absolue (Où comment un combat de ninjas passe de la forêt tropical à une patinoire en moins de 2 secondes!), des scènes de combats intenses avec en tout et pour tout trois bruitages (un pour les coups, un pour les mouvements et un troisième qu'on a pas encore trouvé), avec des dialogues hautement philosophiques qui changent le sens de votre vie ("Chérie, allons loin de tout ça, à la campagne... On aura des poulets."), un héros qui fait chavirer les cœurs (normal, il s'appelle Bryan) et son pote afro maîtrisant parfaitement le kung-fu (logique, il a rencontré le héros dans un bar par hasard) ou encore une bande son sortie de nul part, avec des chansons funky en pleine baston. Mais surtout, parce que cela ne suffisait pas, vous avez le top du top du combattant sur Terre : le NINJA !
Un Ninja, ça passe d'un marcel/jean's à sa tenue complète de ninja en une demi seconde et ce dans une fumigène bleue, histoire d'avoir encore plus la classe que les Power Rangers.
Un Ninja, ça tombe dans l'eau et en ressort dans un méga saut à faire rougir Dragon Ball et ce sans une seule goutte sur son beau kimono à la fin, qui doit être assurément waterproof.
Un Ninja, ça se fight dans tous les milieux et parfois même, ça descend sous terre et livre un combat de marmottes, se caractérisant par des mouvements de terre terrifiants de violence.
Un Ninja, ça crache le sang jus de tomate/ketchup avant de se prendre le coup de poing qui va provoqué cette blessure et ça tue un paquet d'ennemis en leur balançant dans leur tête de magnifiques shurikens en plastique. Ou encore, un Ninja, ça se casse le cul pendant une heure et demi à tenter de tuer le méchant alors qu'au final, une simple fleur en plastique rouge sortant d'un recoin caché de la poche du héros, décorant à l'origine les tables de restos chinois et propulsé par une fumée venue d'ailleurs suffit à faire littéralement explosé le pas gentil dans un final inoubliable.
Ninja Condor 13, c'est tout ça à la fois, et bien plus encore. Une expérience absolument unique qui vous donnera à vous aussi l'envie de devenir... UN NINJA !!!!!

American Warrior de Sam Firstenberg (1985)
Le problème quand on passe après Ninja Condor 13, c'est qu'il faut assurer comme un Ninja venu de l'espace pour convaincre. Et là, c'était juste un film de merde pété de tunes. Alors attention, c'est tout de même un film avec l'une des meilleurs recrues des G.I, Joe, qui ferait rougir Steven Seagal & Christian Bale réunis tant son jeu d'acteur est incroyable, puisque le bougre possède en tout et pour tout deux expressions de visage tout en sachant qu'on cherche toujours la deuxième. American Warrior, c'est aussi le film qui arrive à vous prendre un soldat américain, à vous le transformer en Ninja, et à partir subitement en film de Ninja patriotique. C'est un héros tellement fort, puissant et courageux qu'il met au défi un de ces camarades de le battre tout en faisant l'affrontement avec comme accessoire ultime sur sa tête...Un seau. Surtout, c'est un séducteur tel que pour draguer mieux que personne dans la jungle, il casse les talons de la demoiselle en détresse et ouvre sa jupe en deux avec un couteau, ce qui représente le summum de la virilité tout de même. Mais malgré tout, dans le domaine impitoyable du Ninja de compétition, American Warrior (qui a eu le droit à deux suites !) est un petit nanar friqué sympathique au demeurant mais qui fait vraiment pâle figure face à un Ninja Condor 13, à tel point que je n'ai pas su aller moi et mes camarades jusqu'au bout de cette aventure, d'autres devoirs plus important nous appelant... Ceux des NINJAS!!!

Prochain ciné-club, la semaine prochaine !

Michael Jackson's This Is It, de Kenny Ortega (2009)
Évènement tragique majeur du monde musical cette année, la mort de Michael Jackson n'aura cependant pas échapper aux producteurs qui se seront empressés d'inonder tous les disquaires de la planète de best-of, compilations et autres objets à l'effigie du King of Pop. Preuve de cette empressement médiatique hallucinant, la sortie 5 mois après la mort de l'artiste de This Is It, documentaire basé sur les répétitions de la tournée de 50 concerts prévus à Londres, tournée qui devait être la porte de sortie ultime pour un homme à la carrière hallucinante et qui a autant côtoyé le summum du show business que les bas fonds de la popularité, dû en partie à ses procès et autres.
Quelque part, l'idée de voir Michael Jackson pour sa mort est fort intéressante, l'homme ayant toujours eu une affiliation avec le monde du cinéma, de la fiction et du rêve, comme en témoigne son film Moonwalker, la révolution qu'il a orchestré au sein du vidéoclip en transformant celui çi en véritable court métrage, avec le cultissime Thriller, Bad (réalisé par Martin Scorsese) ou encore Ghosts (40 minutes !!!), et l'aventure Captain Eo, spectacle vidéo en relief réalisé par Francis Ford Coppola pour les parcs d'attractions Disney.
Programmé dans le monde entier pour une durée unique de 2 semaines, voilà donc enfin le fameux documentaire "ultime" que tout les fans attendaient quelque peu avec appréhension, pour savoir si oui ou non, le moonwalker allait faire son grand retour comme il le disait. Un film que j'attendais moi aussi non sans interrogations étant donné le respect absolu que je porte au chanteur qui constitue l'un des pionniers de mon éducation musical, mon père ayant été un grand amateur de l'album Bad notamment ce qui a marqué mon enfance et placer dans les chansons de MJ une saveur particulière pour moi.

Après une introduction très sommaire expliquant une fois de plus la situation de tournage des séquences du film et le contexte actuel, le long-métrage commence étonnamment par le casting et les confessions de quelques danseurs qui s'apprêtent à danser pour le King of Pop, le seul et unique. Et tandis qu'une vidéo en image de synthèse commentée brièvement par Kenny Ortega, réalisateur du film et surtout directeur artistique du show, explique comment se déroule l'intro prévue, Michael Jackson apparaît et emboite le pas sur Wanna Be Startin' Somethin'. Et là, le choc.
Michael Jackson est là, il danse, il chante mais assurément, il n'est pas au top de sa forme et est malade. Il a une mauvaise mine, chante une parole sur trois et ne danse plus comme avant même si l'homme garde de très bons restes. Voir une telle icône réduite à ce stade là est quasi douloureux, en tout cas étonnant et pas de la plus belle manière. Un sentiment que l'on sentira à plusieurs passages dans le film, ou Bambi ne chante pas toujours, prétextant par moment à son équipe qu'il préserve et ménage sa voix pour le jour J, notamment lors du passage "Jackson Five", avec le célèbre I Want You Back. Mais malgré ces séquences peu glorieuses, l'incroyable se produit et la magie Jackson opère.
Elle opère lorsque l'homme se lance et chante lors des chansons calmes généralement, frappant directement le spectateur par tout ce qui caractérise la magie de sa musique et surtout, sa voix unique. Ainsi, certaines chansons comme Human Nature, I'll Be There ou Earth Song sont désarmantes de par leur beauté et par ce plaisir de voir MJ parvenir à chanter ses chansons tout en justesse et en subtilité.
Le film étant un documentaire pur, il est aussi très intéressant de voir l'homme s'impliquer dans la fabrication d'un show aussi énorme et de régler quelques détails avec ses musiciens ou ses danseurs, montrant combien il était perfectionniste et que malgré le fait que cette tournée allait être réglée et préparée à la seconde près, Michael voulait juste donner le plus grand concert de sa carrière et en mettre plus que jamais plein la vue. Et de ce point de vue là, le film arrive à impressionner par moment, notamment lors du tournage et des répétitions des plus grands tubes du chanteur avec la fabrication des vidéos projetés sur l'écran au fond de la scène qui sont montés avec les répètes pour donner un aperçu du résultat final. Des séquences qui démontrent que effectivement, le show allait être dantesque, avec une scénographie incroyable, des évènements sur scène spectaculaires et un numéro de danse unique à chaque chanson et ce notamment grâce à la performance de l'équipe entourant Jackson, une série de danseurs tous plus bons les uns que les autres et sur lequel le documentaire à la bonne idée de s'y intéresser de très près lors de certains passages instructifs.
Et à vrai dire, c'est durant ses scènes que le film délivre tout la puissance de la musique de l'artiste, entre la mise en scène assez incroyable de Smooth Criminal ponctuée par une séquence vidéo où Jackson se retrouve plongé, avec son costard blanc caractéristique, en plein numéro musical de Rita Hayworth dans Gilda dans lequel il fini par se faire poursuivre pour arriver finalement sur scène ou durant Thriller et sa séquence une fois de plus très zombies et horreur. Enfin, le film se termine sur un Man in the Mirror absolument sublime et quand bien même on craignait une fin sentimentale à souhait, force d'admettre qu'elle fonctionne à temps plein puisqu'elle a provoqué les applaudissements d'une salle pleine, un jeudi à 15h. (!)

Au final, This Is It surprend par la franchise qui s'en dégage. Jamais le film ne ment sur la marchandise et offre ni plus ni moins que les répétitions du spectacle prévu. Si malgré tout, on notera quelques courtes séquences où le cast est interviewé pour vanter les qualités d'artiste incroyable du maître, l'ensemble offre un véritable aperçu de ce que devait être cette tournée et livre tel quel l'artiste, sans jamais tricher sur son état ou quoi. Alors certes, on pourra discuter le discours tenu en voix off par Jackson lors de Earth Song quand celui çi explique son engagement sur le réchauffement même si cela est en rapport avec la chanson ou son autre discours sur l'amour et son importance et il est évident que chacun jugera à sa façon l'honnêteté des propos.
Aussi, il est clair que ceux qui y vont uniquement pour voir un concert seront déçus car encore une fois, il s'agit véritablement des répétitions. Enfin, on pourra regretter certaines choses, comme le fait assez dingue de ne voir aucun moonwalk donné par Michael durant le film mais si vous aimez l'artiste, aucun doute que ce documentaire saura vous intéresser et vous faire par moment battre du pied ou vous émouvoir durant quelques numéros musicaux assez incroyables. Si vous n'aimez pas Michael Jackson, il est tout aussi évident que vous n'aurez rien à faire devant This Is It.
Reste que le tout prouve définitivement que la musique de Michael Jackson a marqué l'histoire et qu'entendre une dernière fois ses plus grands tubes au cinéma reste un plaisir pour ses admirateurs, auquel le film est dédié.
Chapeau l'artiste.

Re: Vos derniers films vus

Posté : ven. oct. 30, 2009 1:19 am
par Xidius
Le Parrain de Francis Ford Coppola (1972)
Première partie d'une trilogie ayant permis d'accéder à la prospérité pour son auteur et étant souvent citée comme étant un pilier du cinéma américain, idée renforcée par un nombre impressionnant d'Oscars, Le Parrain est avant tout une icône ancrée dans l'inconscient collectif. En effet, qui ne pense pas immédiatement à Marlon Brando en smoking avec la rose, assis dans son imposant fauteuil dans son bureau? Et quand on découvre le film, la surprise vient tout d'abord sur le parcours de ce personnage dont on verra le déclin et la succession. Le long métrage s'impose comme une imposante fresque sur le monde de la Pègre américaine en suivant le parcours de la famille Corleone et du passage à témoin inattendu que va subir cette même famille, dans une période ou les comptes se régleront forcément dans la violence. Ce qui est flagrant, c'est que Coppola prend tout son temps pour creuser ses personnages et montrer au spectateur cette série d'évènements de la manière la plus complète possible, avec un scénario très bien fichu et une reconstitution de l'époque absolument sublime. Si certaines scènes font quelque peu tâches, notamment un meurtre assez exagéré dans sa durée et son côté pittoresque, la mise en scène reste très sobre et n'use d'artifices inutiles qu'à de très rares occasions, que certains jugeront à coup sûr pompeuses. Dans l'état, il faut tout de même avouer que l'ensemble a une sacrée gueule, avec un Al Pacino excellentissime ou un Marlon Brando impressionnant, et forme un film passionnant. Vite, la suite!

Re: Vos derniers films vus

Posté : ven. oct. 30, 2009 2:05 am
par alex_bono
Xidius a écrit : au charisme au moins aussi impressionnant que celui d'un David Hasselhoff bourré à la bière.
sache mon cher que David Hasselhoff a un charisme impressionnant, même bourré à la biaire!

Re: Vos derniers films vus

Posté : ven. oct. 30, 2009 10:17 am
par Xidius
alex_bono a écrit :
Xidius a écrit : au charisme au moins aussi impressionnant que celui d'un David Hasselhoff bourré à la bière.
sache mon cher que David Hasselhoff a un charisme impressionnant, même bourré à la biaire!
Je sais, c'est dire le charisme de Lucifer. 8-)

Re: Vos derniers films vus

Posté : ven. oct. 30, 2009 11:00 am
par loval
Ces derniers jours:

Oss 117: Rio ne répond plus de Michael Hazanavicius (2009)
Revu avec des potes et c'est toujours autant la franche rigolade. Plus rythmé que le premier volet, bien que la dernière partie s'essouffle un peu. Des tonnes de répliques déjà cultes, c'est bien torché et y'a des scènes vraiment incroyables. Par contre, l'abus de split screen devient écoeurant à la longue.

Le Syndrome de Stendhal de Dario Argento (1996)
Un peu partagé.
Autant y'a des séquences superbes, autant y'a des trucs foireux. Asia est jolie. Y'a des effets dégueulasses. Mais grosso modo, j'aime bien.

Dance Flick de Damien Dante Wayans (2009)
Énième film parodique de la famille Wayans, qui s'attaque cette fois-ci aux comédies musicales récentes. On rigole pas mal et y'a 2-3 scènes complètement débiles, mais c'est clairement moins bien foutu que les premiers Scary Movies. Les éléments parodiques sont bêtement lâchés comme ça, sans aucune liaison avec l'histoire. Mais bon, y'a quand même un vagin qui fait du beat box.

Funny Face (Drôle de Frimousse) de Stanley Donen (1957)
Une comédie musicale réalisée par Stanley Donen et avec comme duo d'acteurs Fred Astaire et Audrey Hepburn, ça ne pouvait pas être mauvais. C'est très drôle, ç'a un charme fou et donc très agréable à regarder. Une petite baisse de rythme au milieu, mais rien de très grave. Hepburn est fabuleuse; Astaire égal à lui-même.

Re: Vos derniers films vus

Posté : ven. oct. 30, 2009 11:29 pm
par Hellboy
Mary and Max

Excellent exercice de style, voici un brillant exemple de film sans concession : visuel pas ragoûtant (la palme allant à la mère de Mary), couleurs ternes (marron et gris), personnages névrosés, narration alternée, évènements traumatiques... et pourtant. ET POURTANT.

De ce point de départ peu alléchant sur le papier, jaillissent des émotions (contradictoires) et une sacrée dose d'optimisme et d'espoir. Bien sûr, il y a quelques petites lourdeurs que je mettrais sur le compte des origines australiennes du film (usage et abondance des pets) mais ce ne sont que des détails face à la trame générale.

Ce film cumule les qualités : qualité d'écriture, qualité d'animation et qualité de mise en scène (la scène où Mary découvre la lettre de Damian sur "Que serà" donne des frissons).

Je regrette simplement que le film soit aussi dur car j'aurais bien aimé le montrer à des enfants pour leur faire voir que l'animation c'est autre chose que de la guimauve rose fadasse avec des jolies chansons, ça peut aussi être gris, marron, moche et dire des choses importantes sur la vie, et éventuellement te faire sourire et pleurer.

Bravo.

Re: Vos derniers films vus

Posté : sam. oct. 31, 2009 12:31 am
par Xidius
Le Parrain, 2ème Partie de Francis Ford Coppola (1974)
Suite de l'épopée de la famille Corleone avec cette suite fréquemment citée comme étant l'une des meilleures que le cinéma ait jamais connue. En l'état, il est incroyable de voir Coppola s'attaquer à un récit d'une telle ampleur, narrant l'évolution de Michael Corleone en tant que chef de la famille et en parallèle, les débuts de son père bien plus tôt, campé par un Robert De Niro dont l'accent prononcé n'a en aucun cas à rougir de celui de Marlon Brando. De cette façon, le réalisateur met en parallèle le parcours des deux hommes, avec la difficulté pour chacun de bâtir un empire et de l'entretenir, tout en imposant sa place et ce par tous les moyens possibles, qu'importe le sacrifice. Une fresque prenant des tournures dramatiques à de nombreuses reprises, partiellement durant la fin, fonctionnant plus ou moins sur le même schéma que celle du premier mais qui se révèle encore une fois d'une efficacité intacte, à l'image de la mise en scène qui non contente d'être encore une fois très sobre et belle efface les quelques défauts de celle du premier chapitre. Une réussite à mettre au crédit aussi d'une bande son accompagnant subtilement et comme il faut le long-métrage. Une fois de plus, un film très classe, qui s'impose instantanément comme un grand moment de cinéma.

Re: Vos derniers films vus

Posté : sam. oct. 31, 2009 3:54 pm
par Sylvebarbe
Clones

Dans l'ensemble assez d'accord avec ce qui a été dit. C'est efficace, bien fait visuellement et le propos et bien amené, mais ça aurait pût être plus exploité, format un peu court. Ceci dit ça reste divertissant et Bruce Willis est toujours cool. 7/10


Je confirme que la ba d'Avatar est légèrement, mais alors légèrement différente, ils ont juste changées de place certaines scènes.

Re: Vos derniers films vus

Posté : sam. oct. 31, 2009 3:58 pm
par loval
Il y a surtout une des photo les plus laides de l'histoire du cinéma.

Re: Vos derniers films vus

Posté : sam. oct. 31, 2009 9:46 pm
par Xidius
Clones de Jonathan Mostow (2009)
Aller voir un film de Bruce Willis au cinéma, c'est toujours la même chose. On y va en se disant qu'on va retrouver un bon vieux pote quand bien même celui ci est loin d'être aussi cool qu'il ne l'était, ou du moins que même si on aime toujours le mec, il ne fait plus d'aussi bonnes choses. Et une fois de plus, Clones ne déroge pas à la règle. Si le scénario du film propose quelques idées intéressantes avec cette société qui n'a plus rien de vrai puisque tout le monde y évolue avec son double robotique pour éviter les malades, être parfait physiquement et en sécurité, etc, le tout reste malheureusement survolé très rapidement et jamais le film n'approfondit vraiment ses idées ou ne se force à approfondir son script, si bien que tout le long on regarde ce monde étonnant mais auquel on ne croit jamais une seule seconde. Si bien que la fin arrive vitesse grand V et que l'on reste sur sa faim, d'autant plus que le long métrage n'est jamais spectaculaire, s'efforçant de mettre une scène d'action à explosion au milieu du film qui est certes bien foutu mais ne provoque pas le moindre effet. Et évidemment, notre cher Bruce tente d'inclure un peu d'émotion dans ce monde de tôles en mouvement avec le background vu et revu du héros type, comprenant le fils mort, un mariage en péril et un malaise du monde dans lequel ce pauvre vit. N'allons pas dire ce que je n'ai pas dis : le film se regarde sans soucis et constitue un divertissement lambda du dimanche soir car trop propre et n'osant jamais vraiment prendre le taureau par les cornes. Dommage.


Cinéman de Yann Moix (2008)
Attention mesdames & messieurs, voici le film qui va vous mettre sur le cul cette semaine, Cinéman ! L'histoire d'un pauvre professeur de maths un rien à côté de ses pompes qui va se retrouver à voyager dans différents classiques du cinéma pour sauver une princesse kidnappée par le grand méchant du cinéma ! L'idée du voyage dans les films et de la comparaison réalité/cinéma reste connue mais est toujours aussi alléchante, même si là il faudra repasser pour voir un bon film. Dubosc y balance son humour classique, faisant mouche à de rares moments et se répétant très vite, à multiplier ses "C'est la fête du slip ici!" et autres répliques adulées par ses fans mais qui mine de rien font pâle figure dans un film qui pourtant pourrait considérer ceci comme l'une de ses qualités. Car quand bien même on y retrouve à de très rares occasions quelques séquences rigolotes ou qui fonctionnent à peu près, notamment l'intro avec Dubosc en Charlot, Cinéman est un désastre assez hallucinant. Si le scénario part très vite en couille, multipliant les incohérences et utilisant un montage plus proche d'un gros bordel qu'autre chose, le film est une catastrophe absolue et qui fera date en terme de technique, tant le film est mal torché. Les décors sont la plupart du temps horrible, avec une lumière dégueulasse si bien que l'on pense regarder à de nombreuses reprises un épisode de Plus Belle la Vie. Mais surtout, il restera un exemple de ce qu'il ne faut pas faire en terme de son. Lucy Gordon, actrice qui s'est suicidée récemment et à qui le film est dédiée, est entièrement doublée avec une voix qui n'est jamais raccord avec ses mouvements de lèvres. C'est très moche, pas tellement respectueux de la donzelle mais limite, vu qu'elle incarne un personnage de cinéma durant tout le long, on pourrait penser que c'était une idée rigolote sur le papier foirée concrètement. Puis viens l'incroyable, lorsque durant quasiment tous les dialogues du film le son oscille entre les dires des acteurs sur le tournage même, et des doublages par eux mêmes en post production qui ne collent jamais à leurs mouvements labiaux et surtout, sont quasiment constamment décalés. Pas de doute, le film a subi un accouchement difficile et le résultat est quelque peu affreux, à tel point que l'on se demande comment des distributeurs ont ils pu avoir le culot de sortir un truc pareil. Un navet comme on en voit peu et qui fera date dans l'histoire des plantages intégrales, soyez en sûrs.

Re: Vos derniers films vus

Posté : sam. oct. 31, 2009 10:54 pm
par Sylvebarbe
Ah t'es c'est marrant pour Cineman, mais rien que pour la scène où il copie le Robin des Bois avec Flynn, ça m'a fait bien marrer dans la bande annonce, mais bon de là à aller le voir.

Re: Vos derniers films vus

Posté : dim. nov. 01, 2009 1:35 am
par Xidius
Le Parrain, 3ème Partie de Francis Ford Coppola (1990)
Fin de l'épopée de la famille Corleone avec ce troisième chapitre qui contrairement au second est sorti bien plus tard (2 ans séparaient les deux premiers, presque 30 ans entre celui là et le deuxième), et pour cause : on y retrouve un Michael Corleone atteignant la soixantaine et tentant plus que jamais pour finir sa vie dans la légalité et loin de milieu qui a formaté toute son existence, toujours dans l'intérêt de la Famille. Durant le visionnage, c'est à se demander si Francis Ford Coppola & Mario Puzo (écrivain du livre adapté dans le premier film) n'avaient pas entièrement planifier la trilogie tant l'écriture est pointilleuse et cohérente avec le reste. Ainsi, l'intro en écho avec celle du premier permet une nouvelle fois de mettre en parallèle le parcours du personnage d'Al Pacino avec celui de Marlon Brando, tandis que chaque second rôle représente une partie du personnage appelée à resurgir à un moment ou un autre. Le réalisateur n'hésite d'ailleurs pas à faire plusieurs rappels à ses précédents films, soit par certains éléments ramenés subtilement dans l'intrigue, soit par quelques flashs back quelque peu pompeux il est vrai. Cependant, on ne peut rester indifférent face à un tel final, ménagé durant presque une demi heure avec une séquence dans un Opéra très travaillée qui renvoi aux fins des deux précédents films tout en livrant une véritable conclusion en bouclant la boucle de la plus belle des manières. Comme toujours, tout n'est pas parfait et si il y avait un reproche à faire au film, ce serait le choix de Sofia Coppola pour incarner la fille de Corleone tant son jeu est comparable à celui d'une endive, ce qui est d'autant plus dommage quand on voit l'importance de son rôle. Enfin bon, la famille, c'est la Famille...
Coppola termine sa trilogie de manière très classe donc et a donné avec ses trois films une sublime épopée sur le monde de la mafia, avec sûrement le plus grand rôle de la carrière d'Al Pacino. Étonnant de voir que le film n'ai pas connu le même succès critique que ses prédécesseurs...

Re: Vos derniers films vus

Posté : dim. nov. 01, 2009 4:52 pm
par cloneweb
Wesh cousin, Les Lascars, c'est pas un film à téma avec des geoizebour. C'est un film à voir en mode McGyver,façon West Coast, t'as vu, tac tac.
7/10

Re: Vos derniers films vus

Posté : dim. nov. 01, 2009 5:07 pm
par loval
Crevez vermines - Détective bureau 2-3 de Seijun Suzuki (1963)

Première incursion dans la filmographie de Seijun Suzuki, et ce ne sera, de loin, pas la dernière. Sur la base d'un pitch mélangeant intrigue policière et drame mafieu, Suzuki installe un second degré ambiant très drôle, qui fournit un rythme dantesque à tout le film. Ses quelques spécialités visuelles sont tout à fait remarquables (et pas très loin de celles de Dario Argento), je regrette presque qu'il n'y en ait pas eu plus. Mais bon, je soupçonne que j'en aurai bien assez pour la suite, alors soyons patient.

Ce soir ou demain: Elegie de la bagarre. Vivement!

Re: Vos derniers films vus

Posté : dim. nov. 01, 2009 8:17 pm
par Hellboy
cloneweb a écrit :Wesh cousin, Les Lascars, c'est pas un film à téma avec des geoizebour. C'est un film à voir en mode McGyver,façon West Coast, t'as vu, tac tac.
7/10
J'en déduis que cela t'a plu ? HEIN ?

Non mais franchment, tsé, ce film, il déchire, franchment.