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par Xidius » mar. oct. 20, 2009 10:10 pm
Punch-Drunk Love de Paul Thomas Anderson (2001)
Une histoire d'amour à base de pudding, d'un téléphone rose et d'un piano ramassé sur le bord de la route.
Racontant comment un trentenaire timide et réservé va rencontrer l'amour par hasard, Punch-Drunk Love ne se concentre pourtant pas essentiellement sur l'histoire d'amour en question mais particulièrement sur le personnage principal joué par Adam Sandler, qui réussi à être attachant avec un caractère assez étrange. Suivre les péripéties de cet homme est à vrai dire un véritable plaisir tant les évènements qui vont lui arriver sont parfois loufoques ou même glauque et la réponse à ses problèmes a beau se révélé simple au final, elle sonne juste sans tomber dans le cliché. Car c'est bien la force du film, c'est de jouer quelque peu avec les codes récurrents du genre et de se révéler d'une fraîcheur et d'une originalité fulgurante tout en étant assez simple, sans jamais donner dans la surenchère et servi par une galerie d'acteurs très bons, dont l'excellent Philip Seymour Hoffman. Une friandise étrange et sortie de nul part mais qui fonctionne parfaitement.
Push de Paul McGuigan (2009)
Dans la famille des petits films un peu tunés et passés inaperçus lors de leur sortie, je voudrais Push ! Où l'histoire de plusieurs personnes dans le monde dotés de pouvoirs suite à des opérations nazis durant la WWII pour former une arme humaine, expérience qui sera reprise par la suite et qui désormais arrive à terme avec la conception d'une drogue optimisant ces fameux pouvoirs ! Et quand une méchante société veut dégommer tous les gens dotés de ces pouvoirs pour tester cette drogue, bah les gentils, ils s'échappent et tentent de survivre hein, quoi de plus normal. A mi chemin entre un X-men et un Heroes, Push propose donc de suivre trois de ces héros qui vont lutter pour leur survie. Et là où le speech de base aurait pu donner quelque chose de sympa, c'est quelque peu foiré. D'une les acteurs cabotinent tous ou presque, entre une Dakota Finning ado qui tente de sauver sa peau avec une crédibilité zéro, un Chris Evans qui faisait mieux sur les 4 Fantastiques (c'est dire) et une Camilla Belle qui porte certes drôlement bien son nom mais dont le jeu d'acteur se résume à tirer la tronche durant 1h45. Parce que cette belle connerie franchement pas folichonne dure bien 1h45, avec un scénario sans intérêt et prévisible au possible, des scènes d'actions gentiment torchées mais qui ne vous feront pas lever le petit doigt et un ensemble finalement limité. Alors certes, les chinois qui font des grimaces et font tout exploser en gueulant comme des mongols avec leur super voix ultra sonique pourront peut être en faire rire certains tant ça touche le ridicule mais justement, Push se révèle bien trop prise de tête pour être un nanar. Et certes ce n'est pas un navet complet, mais tout ça reste vraiment dispensable.
Jennifer's Body de Karyn Kusama (2007)
Vous aussi, vous baviez devant les premières images de Jennifer's Body?! Vous aussi, vous rêviez de voir Megan Fox dévoiler ses charmes devant la caméra, charcuter une bande de puceaux obsédés dans un gore comique et vous aussi, vous vouliez aller vous fendre la gueule devant ce beau programme? Et bah non. Car si le film reste une grosse métaphore pour gamine de 14 ans en pleine croissance d'hormones qui à moins d'être complétement stupide comprendra le message illico entre une scène bien foireuse et la toute première phrase qui pose dès le début les enjeux du film ("C'est l'enfer d'être une adolescente" !), il est surtout un aimant à ados pré pubères prêts à meugler comme des bœufs devant cette grosse bimbo de Megan Fox. Comprenez que le film n'est jamais affriolant, Megan Fox roulant des fesses et un baiser lesbien composant le summum du "sexy" du film, et que pour le gore, il faudra là aussi repasser car malgré quelques litres de sang balancées généreusement dans le décor, deux vomis de gadoue maléfique et trois corps déchirés filmés de très loin, le long métrage se révèle très convenu, très sage et n'oublie pas de souligner 10 fois pour les connasses qui ne l'auraient pas encore compris que la première fois, ça fait mal ! Et comme ce n'est jamais drôle, jamais flippant, souvent con et jamais crédible, bah on se dit que finalement, autant retourner voir les photos du tournage circulant sur le net parce que quitte à mater la donzelle, on en voyait plus sur les clichés, et que en plus, ca coûte que dalle !
